Le Prophète ﷺ prend une décision audacieuse : il envoie des lettres personnelles aux plus grands dirigeants du monde connu, les invitant à l'Islam. C'est un message clair, cette religion n'est pas arabe, elle est universelle.
À Héraclius, empereur de Byzance, le porteur est Dihya Al-Kalbi. Héraclius interroge Abu Sufyân (alors à Damas pour commerce, encore non-musulman) sur Muhammad ﷺ. Chaque réponse confirme les signes d'un vrai prophète. Héraclius reconnaît alors : « Si ce que tu dis est vrai, il possédera bientôt la terre sous mes pieds. » Mais il ne franchit pas le pas, face à la réaction de son entourage et de son peuple.
À Chosroès II, empereur de Perse, l'un des souverains les plus puissants de son époque. En lisant la lettre, il déchire la lettre avec mépris en morceaux. Quand la nouvelle parvient au Prophète ﷺ, il annonce calmement : « Comme il a déchiré ma lettre, son royaume sera déchiré. » Quelques années plus tard, sous le califat de 'Umar, l'Empire perse s'effondre définitivement.
An-Najâshi (le Négus), roi d'Abyssinie, celui-là même qui avait protégé les premiers émigrés, est considéré par les musulmans comme ayant embrassé l'Islam. Al-Muqawqis, dirigeant d'Égypte, envoie des cadeaux diplomatiques (dont Mâriya Al-Qibtiyya).