La situation est critique. Pendant que 10 000 coalisés assiègent Médine de l'extérieur, les Banû Qurayza, la dernière tribu juive encore liée par le pacte constitutionnel, trahissent en secret. Huyay ibn Akhtab (le chef des Banû Nadîr exilés) entre dans leur forteresse et les convainc de rompre le traité. Leur territoire est au sud-est de Médine, exactement là où les femmes et les enfants musulmans se sont réfugiés, sans défense.
Les musulmans se retrouvent pris en étau : les coalisés au nord, les traîtres au sud. La peur est palpable. Le Coran décrit ce moment : « Quand les regards se troublèrent, que les cœurs remontèrent aux gorges, et que vous pensiez toutes sortes de pensées sur Allah. » (33:10)
Quand les coalisés se retirent, le Prophète ﷺ reçoit l'ordre de marcher immédiatement vers les Banû Qurayza. Après un siège de 25 jours, ils se rendent et demandent un arbitre. Ils choisissent eux-mêmes Sa'd ibn Mu'âdh, leur ancien allié de la tribu des Aws, gravement blessé pendant le Khandaq (il mourra peu après). Sa'd juge selon leur propre loi, celle de la Torah (Deutéronome 20:12-14), et non selon la loi islamique.